Warhammer Warhammer 40,000 Le Seigneur des Anneaux Jeux Specialistes
News Hobby Communaute Points de Vente Boutique en Ligne
 

Les Bandes

 
Site Mordheim en Anglais
 

Gamme Specialiste

 

Page Imprimable

 

 
Recrutement
Téléchargement

 

a plupart des assassins et autres gibiers de potence qui risquent chaque jour leur vie dans les rues de Mordheim y sont attirés par la pierre magique et son immense valeur marchande. Pour d'autres, les motivations sont bien moins terre à terre, comme la recherche de la rédemption pour les Soeurs de Sigmar. Cependant, pour un groupe particulier, lui aussi exclusivement composé de femmes, l'attrait de Mordheim est bien différent. Car pour les Amazones, amenées de force à la Cité des Damnés, fuir est tout ce qui compte.

L'on sait peu de choses sur ces étranges guerrières venues d'au-delà du Grand Océan Occidental. Selon les sagas nordiques, elles proviendraient de la colonie de Skeggi, fondée par Lost Eriksson sur la côte orientale de Lustrie, il y a bien longtemps de cela. Lorsqu'un grand nombre de guerriers quittèrent la colonie pour trouver de l'or, ils abandonnèrent leurs femmes. Comme ils ne revenaient pas, celles-ci, ainsi que des jeunes filles nordiques ayant franchi les mers dans l'espoir d'épouser de beaux et riches guerriers, furent extrêmement déçues. En outre, la colonie de Skeggi se retrouvait sans défense.

Ces femmes indomptables résolurent donc de devenir des Valkyries, nom sous lequel sont connues les guerrières nordiques. Hélas, celles-ci sont justement mal acceptées par cette culture, où l'on estime que brandir une hache ne sied pas à une femme. Après avoir affronté diverses menaces, elles ne souhaitaient plus passer le reste de leur vie à coudre des pantalons pour leurs maris, elles furent donc forcées de quitter Skeggi. Elles reçurent un navire et firent voile le long de la côte avant de remonter l'estuaire d'un grand fleuve.

Les Valkyries finirent par s'installer sur une île marécageuse sise au milieu du fleuve et entourée d'une jungle impénétrable. L'île comprenait les ruines désertes de temples hommes-lézards, qui devinrent la forteresse des Valkyries. De nombreuses années plus tard, des aventuriers elfes et nains qui avaient remonté le fleuve attaquèrent la forteresse, pensant être tombés sur une ville des hommes-lézards. Ils furent vaincus et s'enfuirent, emportant avec eux des histoires de mystérieuses guerrières adorant les dieux des hommes-lézards. Ils les appelèrent "Amazones", du nom du fleuve et baptisèrent l'île "le Coeur des Ténèbres" en raison de la densité de la jungle environnante.

Bien entendu, les Amazones ne ressemblent plus vraiment à des Valkyries nordiques, car elles ont adopté les us et coutumes des hommes-lézards. En outre, le fait que leur nombre n'ait pas changé et qu'elles aient peu de chances d'augmenter leurs effectifs donne du crédit à la rumeur voulant qu'elles aient découvert une potion tropicale qui leur donnerait une jeunesse éternelle. Cette rumeur a conduit de nombreux aventuriers à assaillir leur forteresse dans l'espoir de découvrir le secret de cette potion, plus précieuse que l'or. Les Amazones ne se sont jamais alliées aux hommes-lézards, et ceux-ci n'ont jamais demandé l'aide de celles qu'ils considèrent comme des intruses. Les Amazones sont donc seules et ne combattent que pour elles-mêmes.

Leur territoire a été envahi à de nombreuses reprises ces dernières années, notamment par l'expédition tiléenne de Juan Cornetto en 1997. Des pillards dérobèrent leurs mystérieux artefacts et réduisirent une grande partie de la population en esclavage, avant de les vendre dans toutes les cours et bazars du Vieux Monde. Avant que la comète ne scelle le destin de Mordheim, le Comte Steinhardt avait acheté plusieurs centaines d'Amazones à un esclavagiste tiléen, qu'il utilisa comme cadeaux exotiques pour sa cour, ou comme concubines personnelles. On raconte que lors de la fête donnée juste avant que la cité ne soit purgée par le feu, le Comte dépravé demanda aux amazones de son harem d'exécuter une danse lascive pour ses invités. La plupart de ces nobles furent tellement fascinés par celle-ci que de nombreuses Amazones en profitèrent pour fuir la ville. Ces fugitives s'adaptèrent fort bien aux étendues sauvages de l'Empire et leurs effectifs ont été augmentés par de nombreuses rescapées des foires de Cutthroat's Den et du Gouffre.

Téléchargez les Règles de cette bande en PDF

Les armes et l'équipement des Amazones sont intéressants à plus d'un titre. Pour les habitants du Vieux Monde ces objets ressemblent à de fausses armes, ou à des objets cérémoniels. Cependant, une fois activés par les rituels des Amazones, ils libèrent toute leur puissance.

Ainsi les Amazones se trouvent-elles piégées dans un environnement tout à fait étranger, mais cela ne les empêche pas de vouloir rentrer. Ces femmes à l'indépendance farouche forment des bandes pour amasser la pierre verte que les hommes recherchent avec une telle convoitise. Elles la revendent ensuite dans le but de gagner suffisamment d'argent pour pouvoir rentrer chez elles.

Retour à l'accueil Mordheim

Abdul Meershariff caressait sa moustache noire tout en essuyant les copieuses traînées de bave qui s'écoulaient de sa bouche, séchant sa main grâce à sa manche.

"Celle-ci est nouvelle, d'aujourd'hui, et elle a toutes ses dents." Sur ces paroles, le massif Arabien aux vêtements criards se saisit de la fille entravée et la fit se mettre debout. D'un doigt incrusté de crasse, il lui ouvrit les lèvres pour montrer à ses clients sa dentition parfaite. Le marchand sourit de toutes ses dents, qui étaient loin d'égaler la blancheur immaculée de celles de la captive.

"Cinquante de vos couronnes impériales." Il y eut une longue pause. "Elle sait cuisiner, nettoyer, soigner les blessures et cette beauté sait même se battre !" rugit l'Arabien surexcité, et son haleine fétide fit s'étrangler ses interlocuteurs de dégoût. Malgré ses liens et sa situation avilissante, le regard de la fille affichait une expression de défi, ses yeux bleu acier exprimant un mépris évident, à la fois envers ses futurs propriétaires et envers l'esclavagiste obèse.

Plaçant délicatement un mouchoir en dentelle blanc devant sa bouche, le bellâtre de poudre fardé détailla son futur achat, tournant lentement autour de la fille pour mieux admirer ses formes souples et harmonieuses.

"La belle est farouche, pas vrai les gars ?" Dit-il, une pointe d'accent de Marienburg dans la voix. Les camarades du Capitaine marienburger rirent de bon cour tandis que leur chef se saisit d'une bourse pendant à sa ceinture et commença à compter les pièces. Les yeux de l'Arabien s'élargirent à la vue de l'or et il se mit à transpirer d'impatience. C'est alors que quatre silhouettes encapuchonnées firent irruption dans la tente du marchand.

"Qu'est-ce que vous voulez ?" Grogna l'Arabien tout en fourrant rapidement l'or dans sa poche. La haute silhouette à leur tête étendit un bras gracile pour désigner la prisonnière. Les Marienburgers portaient déjà leurs mains à la garde de leurs épées.

"Vous arrivez trop tard, elle a été vendue." Siffla l'Arabien tout en se plaçant adroitement derrière les Marienburgers. En un instant, les intrus jetèrent à bas leurs capes, s'avérant être des femmes sveltes à la peau mate, revêtues de peaux, la chevelure ornée de plumes chatoyantes et serrant dans leurs mains des armes étranges. Dans un tintement de métal, les Marienburgers dégainèrent leurs épées et chargèrent les combattantes. Une des femmes pointa ce qui ressemblait au croisement entre un pistolet de duel et un gantelet en or, qui émit un faisceau de lumière aveuglante. Le premier Marienburger regarda d'un air incrédule le trou fumant dans son bouclier, puis son regard se figea sur son armure transpercée et il s'écroula au sol. Alors que les combats faisaient rage tout autour d'eux, le Capitaine marienburger et la chef des guerrières se mirent en garde face à face, chacun tenant fermement son arme.

"Toi, la garce, je vais te donner une bonne leçon." Cracha le Marienburger avant de se jeter sur elle. La lame de la guerrière étincela lorsqu'elle para l'attaque du Capitaine et coupa son épée en deux. Le Marienburger regardait toujours d'un air horrifié les restes de son onéreuse épée lorsque l'arme de la femme lui trancha le torse de l'épaule jusqu'à la taille. L'homme resta immobile pendant une seconde, les yeux vagues, avant de s'écrouler au sol en deux portions parfaitement cautérisées. Les autres Marienburgers désormais tous morts, les femmes délivrèrent leur sour alors que leur chef alla chercher l'Arabien se cachant à l'arrière de la tente, et le tira par la barbe pour le sortir de la flaque au milieu de laquelle il était recroquevillé.

Les femmes refermèrent les menottes autour des poignets du marchand, devenu esclave à son tour, avant de s'enfuir dans la nuit avec leur prisonnier. L'Arabien ne savait que trop bien que les Marienburgers avaient eu plus de chance, car il avait entendu parler de ce que les amazones faisaient de ceux qu'elles capturaient.