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Les règles du jeu ont été conçues
en gardant à l’esprit l’importance de la bataille.
En ce sens, elles diffèrent de celles du jeu Le Seigneur des
Anneaux, qui se penchent plus sur l’escarmouche. L’accent
est donc mis sur les manœuvres de vastes corps de troupes plutôt
que sur des guerriers isolés. Les joueurs expérimentés,
connaisseurs de systèmes de jeu du même genre comme
Epic et Warmaster, retrouveront des concepts bien connus, suffisamment
en tout cas pour qu’ils assimilent facilement les nouvelles
règles. Les joueurs plus habitués aux batailles de
type escarmouche, où l’équipement de chaque guerrier
a une importance cruciale, risquent de trouver La Bataille des Cinq
Armées assez déroutante, mais sa présentation
est claire et aérée, accompagnée de nombreux
exemples et illustrations.
Le principe de base du jeu est celui des mouvements sur ordre.
Le général ou un héros doit donner un ordre à une
unité pour que celle-ci puisse se déplacer: sans cela,
pas de mouvement! Cependant, si l’ordre est donné avec
succès au régiment, un autre peut lui être transmis,
permettant un nouveau déplacement, puis un autre, et un autre… Chaque
ordre s’accompagne d’un test réalisé avec
une paire de dés: plus un personnage donne d’ordres,
et moins il a de chances de les transmettre avec succès car
les pénalités s’accumulent. Si un ordre est raté,
l’unité qui devait le recevoir ne peut plus se déplacer
lors de ce tour, et le héros qui l’a donné ne
peut plus en transmettre d’autres. Si vous êtes habitué aux
jeux où chaque figurine peut à chaque tour se déplacer
d’une certaine distance sans contrainte, il faudra vous faire à ce
nouveau système qui fait la part belle à la réflexion!
Celui-ci est du reste en parfaite adéquation avec de vastes
batailles où victoire et défaite se décident
selon des actions décisives. Ceci est d’ailleurs adapté à la
façon dont la Bataille des Cinq Armées est relatée
dans Bilbo le Hobbit. Le système de jeu vous permettra de
tenter des manœuvres complexes, de lancer plusieurs unités
sur un ennemi isolé, ou d’effectuer de longues marches
forcées si besoin est. Le général rusé devra
ménager ambition et prudence pour éviter d’éparpiller
ses unités aux quatre vents, grisé par les premiers
ordres réussis.
Les tirs et les corps à corps sont également
résolus à l’aide de dés, l’avantage
allant dans le dernier cas aux unités qui ont chargé ou
poursuivi leur ennemi. Les corps à corps sont résolus
d’un bout à l’autre, et les unités victorieuses
ont le droit de se repositionner, voire d’engager de nouveaux
adversaires selon les circonstances. Cela permet aux joueurs d’exploiter
une percée et de mener des actions décisives, du moment
qu’ils ont pensé aux réserves et que l’ennemi
n’est pas prêt à encaisser: chaque tour de La
Bataille des Cinq Armées est mouvementé et met en scène
de nombreuses actions.
Le rôle de la magie et des héros est respectivement
de soutenir et de diriger les troupes. De plus, les personnages peuvent
rejoindre des régiments, ajoutant des bonus aux tirs ou aux
attaques de celui-ci. Les héros ne manquent pas dans La bataille
des Cinq Armées, du moins pour le camp du Bien: Thorïn,
par exemple, peut faire la différence dans un combat. Dans
une bataille de cette ampleur, les individus n’ont toutefois
qu’un poids réduit, aussi chaque socle de Héros
représente en fait un certain nombre de personnages mineurs
et de suivants. Gandalf est par exemple accompagné d’un
minuscule Bilbo, tandis que Thorïn représente aussi les
compagnons de ce chef irascible, c’est pourquoi sa figurine
inclut d’autres Nains. Chaque figurine de personnage est un
véritable mini-diorama.
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