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Du
point de vue du défenseur, la première chose à faire
est de vous assurer que vos forces, souvent en nette infériorité numérique,
sont correctement réparties sur l'ensemble de l'ouvrage
que vous allez défendre. Leur déploiement doit
permettre de réagir rapidement aux manoeuvres de l'ennemi,
notamment pour intercepter les assaillants équipés
d'échelles avant qu'ils ne prennent pied sur les remparts,
car si tel est le cas, vous êtes en fort mauvaise posture !
Il existe toutefois une exception. Vous devez vous attendre à ce
qu'une partie des assaillants se rue sur le point faible de
toute fortification : la porte (ou tout autre accès
sur l'extérieur, comme les poternes). Il est donc judicieux
de garnir un peu plus les remparts au-dessus de ces points
faibles, et de maintenir une réserve dans la cour,
derrière les portes, afin de combler la brèche
si la porte cède. Si personne ne se tient prêt
dans cette éventualité, vos renforts risquent
de ne pas arriver à temps pour empêcher l'ennemi
d'envahir la forteresse.
Alors que l'assaillant s'approche de vos murs, il est préférable
de ne pas exposer sur les remparts les troupes qui ne possèdent
pas d'armes de tir. Gardez-les au pied des murailles, prêtes à s'y
déployer, mais hors de portée des tirs ennemis.
D'un autre côté, vos tireurs doivent pouvoir
faire feu sur les soldats adverses tout en bénéficiant
du couvert des créneaux. Ils seront pris pour cible,
mais pourront répliquer depuis la relative sécurité de
leur rempart.
Il est crucial de concentrer vos tirs en priorité sur
les cibles les plus dangereuses. Soyez certains que si des
Uruk-hai vous assiègent, vous aurez vite fait de focaliser
vos tirs sur leurs équipes de démolition, sous
peine de voir un baril de poudre créer une brèche
dans vos murs ou faire voler votre porte en éclats !
Bien sûr, si vous parvenez à tuer les porteurs
du baril, d'autres Uruk-hai prendront leur place et finiront
par acheminer l'engin infernal jusque sous vos murs. Mais
il reste préférable de retarder l'explosion
autant que faire se peut, et l'adversaire perdra un temps
précieux à s'arrêter pour récupérer
cet artefact encombrant. Chaque tour gagné est crucial
dans l'intensité d'une partie de siège.
Si l'ennemi n'est pas équipé de la sorte,
concentrez les tirs sur les fantassins poussant les tours
de siège ou portant des béliers, pour les mêmes
raisons que précédemment. Bien que moins puissants
que les bombes de Saruman, ces engins de siège peuvent
aussi créer une tête de pont sur les remparts
ou bien enfoncer les portes. Si vous ne parvenez pas à empêcher
une tour de siège d'arriver jusqu'à vos murs,
il vous faudra placer face à elle vos meilleurs combattants
au corps à corps pour essayer de repousser les troupes
d'assaut qui vont s'en déverser. Si les assiégeants
n'ont ni bélier ni tour de siège, leur préparation
laisse à désirer et leurs chances de succès
sont minces. Cela dit, faites tout de même feu en priorité sur
leurs échelles.
Si vous avez des machines de guerre, laissez celles qui
ne nécessitent pas de ligne de vue, c'est-à-dire
celles effectuant des tirs indirects, derrière la protection
des remparts. Ainsi, les tireurs adverses ne pourront pas
les prendre pour cible. Lors d'un siège, la puissance
de feu des catapultes et trébuchets est employée
au mieux pour éliminer les engins de siège adverses.
D'ailleurs, ce sont souvent les seuls éléments
de votre force capables d'en venir à bout.
Lorsque arrive l'assaut tant redouté, vos hommes
doivent être prêts à intercepter les assaillants
qui parviennent au sommet des échelles de siège.
Cela peut s'avérer difficile si des Uruk-hai équipés
de balistes de siège mènent l'attaque puisqu'elles
permettent de mettre en place simultanément plusieurs échelles.
Pourtant, les choses peuvent être pire encore si elles
transportent des berserkers ivres de rage. La seule façon
de contrer ce type de menace est de vous assurer que les zones
de contrôle de vos défenseurs recouvrent les
emplacements des échelles. Essayez aussi d'y positionner
vos figurines les plus résistantes, à savoir
les héros, en particulier si ceux de l'adversaire s'y
trouvent aussi. Il serait peu sage de confier la tâche
d'arrêter ces féroces combattants avec de simples
soldats.
Une fois les échelles en place, la meilleure chose à faire
est de les repousser sur les assiégeants en contrebas,
aussi vite que possible avant que le poids du nombre ne se
fasse sentir. Si possible envoyez systématiquement
deux hommes repousser chaque échelle. Le tour après
qu'elles aient été dressées, l'initiative
est déterminante. Si l'assiégé l'emporte,
il peut les repousser alors qu'elles sont encore vides. Dans
le cas contraire, l'assiégeant peut charger les défenseurs
situés sur les remparts, l'empêchant ainsi de
repousser les échelles. Il est si important de remporter
l'initiative dans cette situation que je vous conseille d'avoir
recours aux élans héroïques si nécessaire.
Il s'agit d'un bon moyen de dépenser vos points de
Puissance.
Durant la défense des remparts face à un ennemi
y ayant pris pied suite à une charge le long des échelles,
il est intéressant d'utiliser la règle du bouclier.
Il vous suffit de remporter le combat pour que votre adversaire
ait 50% de chances de chuter mortellement depuis le haut
de son échelle. Il se peut même qu'il écrase
quelques-uns de ses camarades à l'impact.
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