
Par Rick Priestley
La plupart des personnes en contact avec les Space
Marines apprennent rapidement à reconnaître leurs types
d'armures les plus courants. Il existe néanmoins certains
modèles particulièrement anciens toujours en service
de nos jours et présentant des différences marquées.
Tandis que certains chapitres n'utilisent qu'un seul type d'armure,
d'autres n'hésitent pas à mélanger les genres.
La plupart des armures les plus anciennes revêtent
une signification particulière pour les chapitres auxquels
elles appartiennent et sont généralement portées
au cours de cérémonies ou par les unités d'élite.
Certains chapitres parmi les moins conventionnels ont l'habitude
de mélanger différents modèles d'armures dans
une même escouade. Le degré d'uniformité au
sein d'un chapitre Space Marine est en fait directement lié
à son passé et à ses traditions.
Le développement des Space Marines et de
leurs armures remonte à l'Ere des Luttes, une longue période
où la Terre fut isolée du reste de la galaxie et qui
précéda la naissance de l'Imperium.
L'Ere des Luttes s'étend environ du vingt-sixième
millénaire jusqu'au début du trente et unième
(soit approximativement de 25000 à 30000 de notre ère.
Les autres références de dates ne seront plus données
qu'en millénaires). Au cours de ces quelques cinq mille années,
l'ancienne civilisation galactique humaine déclina et fut
peu à peu remplacée par plusieurs milliers de civilisations
locales ne dépassant pas l'échelle d'un système
solaire ou, plus rarement, d'un petit groupe d'étoiles proches.
Ce bouleversement trouva sa source dans les colossales perturbations
du Warp dues à la naissance de la puissance du Chaos appelée
Slaanesh, qui rendirent les voyages spatiaux hasardeux, voire impossibles.
Le récit de la Chute des Eldars raconte en détail
ce qu'il se produisit alors.
Lors de l'Ere des Luttes, la Terre et les autres
planètes de son système solaire se trouvèrent
dans l'impossibilité de communiquer avec d'autres mondes
humains plus éloignés mais restèrent néanmoins
en contact les unes avec les autres. Sur la majorité de la
période, ce fut le gouvernement de Terra qui dirigea l'ensemble
du système, bien que ponctuellement, la suprématie
fût détenue par Mars ou encore par la Lune.
La guerre qui embrassa la région ne connut
quasiment aucun répit. Au cours du vingt-huitième
millénaire, le gouvernement de Terra fut totalement dissout
et la planète se trouva divisée en une dizaine de
nations en lutte perpétuelle, de sorte qu'après deux
mille cinq cents ans de conflits incessants, il ne resta plus grand-chose
de la civilisation sophistiquée du passé. La planète
était devenue un immense champ de bataille parcouru par les
hordes des seigneurs techno-barbares. Ce fut une sombre période
pour le peuple terrien, dominé par des tyrans brutaux tels
Kalagann d'Ursh, le Cardinal Tang ou, sans doute le plus infâme
de tous, un génie à moitié fou nommé
Narthan Dume, le tyran de l'Empire Pan Pacifique. C'est dans ce
contexte de guerres techno-barbares que furent créés
les premiers Space Marines et mises au point leurs fameuses armures.
Les Premières Armures Space Marines
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Le tout premier modèle, à présent
référencé Mk1, est l'armure portée par
les techno-barbares qui dominaient Terra. Lorsque l'Empereur entama
la reconquête de la planète, les guerriers de sa suite
étaient équipés de la même manière
que les troupes des autres seigneurs de guerre, et parmi eux se
trouvaient les premiers Space Marines.
Leurs plaques pectorales étaient frappées
du symbole de l'éclair, armoiries personnelles de l'Empereur,
que l'aigle impérial ne vint remplacer que bien plus tard.
C'est d'ailleurs ce symbole qui a donné au modèle
Mk1 son nom le plus commun : l'Armure Tonnerre.
Ne s'agissant pas d'une armure intégrale,
celle-ci ne confère aucune protection atmosphérique
ni aucun système de survie, autant de fonctionnalités
inutiles tant que les combats se déroulaient sur Terra. Le
casque orné d'un plumier est typique du modèle Mk1,
bien que ces armures étaient entièrement construites
de manière autonome par chaque faction et que leur conception
générale demeura longtemps une affaire de goût personnel.
La partie principale en est le massif plastron énergétique
qui englobe le torse et les bras. Des câbles situés
au niveau de l'abdomen transmettent l'énergie alimentant
les bras, multipliant ainsi la force du porteur par trois ou quatre.
En ces temps, la plupart des combats se résumaient à
des corps à corps sanglants, c'est pourquoi la puissance
conférée par l'armure était prépondérante.
Les jambes du guerrier ne bénéficient
pas de système énergétique mais sont néanmoins
protégées par d'épaisses plaques de métal,
une configuration qui n'était pas standard mais néanmoins
adoptée par la plupart des combattants les mieux équipés,
et commune chez les Space Marines de la première heure. Le
guerrier portait également un paquetage dorsal alimentant
son armure en énergie, dont l'essentiel de la place était
occupé par un système de refroidissement destiné
à éviter la surchauffe.
Les combattants de la reconquête de l'Empereur
se battirent pendant toute cette période ainsi équipés,
de même que sur la Lune et sur Mars, dont les atmosphères
étaient respirables. Les armures Mk1 ne sont plus utilisées
sur les champs de bataille du quarante et unième millénaire
mais servent parfois au cours de cérémonies. |
Mark II
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Une fois le système solaire de la Terra
sécurisé et sa reconstruction engagée, la conquête
galactique put commencer. Avant même que les tempêtes
Warp et l'Ere des Luttes ne soient terminées, l'Empereur
commença à préparer sa Grande Croisade, ce qui impliqua
le rééquipement des Space Marines avec une armure
bien plus sophistiquée.
Dotée d'une technologie avancée,
la planète Mars, récemment conquise, devint le siège
de la recherche et de l'équipement. Un nouveau type d'armure
y fut produit en grand nombre, sous la direction de l'Adeptus Mechanicus
dont les Technoprêtres avaient reçu l'ordre d'administrer
les usines martiennes au nom de l'Empereur. C'est ainsi que la totalité
des Space Marines fut rapidement rééquipée.
Le nouveau modèle, l'Armure de Croisade,
également appelé Mk2 par opposition à la génération
précédente, était totalement hermétique
et doté de systèmes de survie permettant le combat
sur des mondes extraterrestres de même que dans l'espace.
Il était composé de plaques annelées articulées
facilitant les mouvements et couvrant la totalité des jambes.
Les câbles additionnels nécessaires pour alimenter
celles-ci apparaissaient clairement, tandis que ceux de la poitrine
étaient cette fois protégés par des plaques
d'armure. Les concepteurs de l'ancienne version avaient délibérément
laissé ces câbles à l'extérieur de l'armure
afin de faciliter son refroidissement, mais les systèmes
intégrés des Mk2 leur permettaient désormais
d'échapper à cette contrainte.
Le paquetage dorsal conserva la même forme
mais devient bien plus efficace, contenant tout l'équipement
nécessaire à la survie du Space Marine : système
de recyclage de l'air, approvisionnement en fluides vitaux, ainsi
que diverses fonctions médicales automatiques que l'on retrouve
encore de nos jours dans les armures énergétiques
les plus récentes.
Le casque fut équipé de senseurs
développés dans les centres de recherche martiens.
Il s'agissait de lentilles extérieures capables de rassembler
des informations visuelles et sonores générées
par l'environnement immédiat, fonctionnant comme de véritables
yeux et oreilles. Les informations étaient traitées
par une cellule informatique puis transmises à l'aide d'un
connecteur neural directement au cerveau du Space Marine, lui conférant
la capacité de voir dans l'infrarouge et l'ultraviolet, ainsi
que d'entendre une gamme de fréquences élargie. Il
devint également capable d'augmenter mentalement la taille
d'une image ou d'isoler un son.
En cas d'exposition à des rayons aveuglants
ou à des sons assourdissants, la cellule informatique agissait
comme une valve de sécurité et étouffait le
stimulus afin de protéger le Space Marine.
C'est ce type d'armure qui fut employé tout
au long de la Grande Croisade, et nombreux sont ceux qui maintiennent
qu'il s'agit de la meilleure de toutes, bien que ses plaques de
blindage superposées aient la réputation d'être
très difficiles à réparer. Les rares exemplaires
encore en état de marche aujourd'hui sont entretenus avec
soin et utilisés par les chapitres qui en possèdent. |
Mark III
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La variante Mk3 date des guerres intergalactiques
entre les forces de l'Empereur et les habitants des mondes situés
près du cour de la galaxie, incluant de nombreux mondes squats,
dont la majeure partie ne voyait pas d'un bon oil l'idée
de faire l'objet d'une reconquête. Le modèle Mk3 ne
fut pas créé dans l'intention de remplacer le précédent,
mais pour disposer d'une armure lourde destinée aux combats
à bord de vaisseaux ou dans des réseaux de tunnels.
Les pertes importantes essuyées lors des premières
batailles révélèrent la nécessité
d'une telle armure, dont la protection frontale fut considérablement
accrue, tandis que les plaques de blindage arrières étaient
allégées pour compenser. Ce type d'armure fit ses
preuves dans les combats à découvert ou en cas d'assaut
frontal.
Il s'agissait en fait d'une variante du modèle
Mk2 sur laquelle furent rajoutées des plaques d'armure au
niveau du torse et des membres, et dont le casque fut remplacé
par une version plus solide. Ses faces inclinées, qui permettaient
de dévier les tirs, inspirèrent par la suite la conception
des modèles Mk4 et Mk6. Aucune force de Space Marines ne
fut exclusivement équipée de ce type d'armure, et
de nos jours, certains chapitres continuent à les utiliser
lors d'opérations d'abordage ou dans des espaces confinés.
Bien qu'il s'agisse d'une réponse efficace
à un besoin spécifique, le modèle Mk3 est trop
encombrant et inconfortable pour un usage quotidien. Visuellement
impressionnant, il est souvent revêtu par des gardes au cours
de cérémonies et est également appelé
"Armure de fer", ou Armorum Ferrum, en référence
à son exceptionnelle solidité. |
Mark IV
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La Grande Croisade, qui dura environ deux cents
ans, fut suivie d'une période de consolidation politique.
Les Space Marines étaient alors éparpillés
aux quatre coins de la galaxie, faisant office de garnisons plutôt
que d'armées en campagne, et leur nombre fut réduit
en conséquence. La majeure partie de leur équipement
était usée, y compris les armures Mk2 et Mk3 produites
sur Mars. Bien que certains chapitres choisirent de poursuivre la
fabrication et la maintenance sur place, les usines de Mars commencèrent
la production d'un nouveau modèle Mk4, également connu
sous le nom d'Armure Impériale Maximus.
Le principal changement fut d'abandonner le principe
des plaques superposées en faveur de protections en un seul
bloc articulées à la manière des armures Mk3.
Il en résulta un modèle à peine moins mobile
mais considérablement plus simple à produire et à
entretenir. Les connaissances techniques découvertes sur
les mondes récemment conquis offrirent aux Technoprêtres
de Mars la possibilité de développer une armure globalement
plus efficace, offrant une meilleure protection en même temps
qu'un moindre poids. Un système performant de blindage des
câbles d'alimentation permit de les placer à nouveau
à l'extérieur de l'armure, tandis que dans le même
temps leur nombre diminuait grâce à l'usage de nouveaux
matériaux.
Le casque fut entièrement refait, bien que
sa forme générale conserva le côté aquilin
des Mk3. Jusqu'alors, les casques étaient fixés à
l'armure et c'était la tête du Space Marine qui pivotait
à l'intérieur, tandis que sur les versions Mk4 et
ultérieures, le casque bouge avec la tête. Cette amélioration
reflète l'expérience accumulée par les constructeurs
en matière de connecteurs neuraux ainsi que l'usage de nouveaux
matériaux envoyés sur Mars à mesure que la
Grande Croisade progressait. Offrant la meilleure des protections
quel que soit l'environnement, l'armure Mk4 fut considérée
comme aboutie et les usines de Mars se consacrèrent à
sa production de sorte que de nombreux chapitres furent partiellement,
voire entièrement rééquipés. |
Mark V
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La production globale des armures Mk4 n'était
pas terminée lorsqu'éclata l'Hérésie
d'Horus, ce qui bouleversa totalement les échéances
de fabrication. Nombreux furent les chapitres récemment approvisionnés
en armures à se retourner contre l'Empereur, tandis que ceux
qui restèrent loyaux furent obligés de se battre avec
leurs vieux modèles. De plus, n'ayant pas eu le temps de
se familiariser avec les nouvelles armures, les armuriers Space
Marines (les Techmarines et les Artificiers) se montrèrent
bien souvent incapables d'assurer leur maintenance.
Étant donnée la récente mise en service
des Mk4, le besoin de pièces de rechange n'avait pas été
anticipé, de sorte que de nombreuses armures devinrent rapidement
inutilisables après avoir subit des dommages mineurs. Il
apparut bientôt que les nouvelles pièces utilisées
dans la construction des Mk4 se faisaient de plus en plus rares,
ce qui devint un sérieux problème tandis que les Space
Marines se rendaient d'un champ de bataille à l'autre, et
les forces impériales furent finalement contraintes à
faire machine arrière. La production des Mk4 fut arrêtée
au profit d'un nouveau modèle conçu à la va-vite,
appelé "Armure Hérésie".
Les Mk5 intégrèrent autant de composants
du modèle précédent que possible, ceux dont
il restait de grandes quantités et avec lesquels les Techmarines
étaient familiarisés. Il fut néanmoins indispensable
d'avoir recours à d'anciens matériaux, comme les nombreux
câbles d'alimentation trop imposants pour être placés
sous la plaque pectorale, ce qui représentait le principal
point faible de ce modèle improvisé.
Un des traits caractéristiques des Mk5 est
que leurs plaques de blindage étaient cloutées afin
de compenser l'emploi de matériaux de moins bonne qualité
en raison du manque d'approvisionnements. Le poids supplémentaire
est considérable, en particulier dans les cas où une
plaque pectorale supplémentaire était rajoutée,
ce qui conduisait à un accroissement de la quantité
d'énergie demandée au générateur. Le
porteur devait alors choisir entre utiliser le plein potentiel de
son armure et subir d'atroces surchauffes, ou accepter de se battre
avec un équipement aux performances amoindries.
Le casque était issu du programme de développement
des armures Terminator, un des tout premiers modèles, partageant
de nombreux composants (comme des auto-senseurs) avec les Armures
Tactiques Dreadnought actuelles. Représentant une solution
de secours improvisée, les armures de type Mk5 différaient
beaucoup les unes des autres, d'autant que lorsque ceux-ci étaient
disponibles, les casques, les plaques de blindage et les câbles
des Mk4 étaient utilisés.
En dépit de ses origines peu orthodoxes,
l'armure Mk5 se révéla remarquablement solide et surtout,
d'une grande facilité de production et d'entretien. Lors
de l'Hérésie, elle fut envoyée en grandes quantités
aux chapitres Space Marines, y compris à ceux qui se retournèrent
tardivement contre l'Empereur. Lorsque les sources d'approvisionnement
d'Horus vinrent à manquer, ses forces commencèrent
à récupérer les armures de leurs ennemis défaits,
et à la fin de l'Hérésie, la majeure partie
des armures Mk5 avait été démantelée
pour fournir des pièces détachées. Rares sont
les chapitres à avoir conservé des exemplaires intacts,
sans doute afin d'oublier les jours sombres de l'Hérésie.
En revanche, beaucoup de renégats Space Marines sont encore
équipés avec ce type d'armure. |
Mark VI
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Au moment où la production de Mk4 fut stoppée
commença un nouveau programme de développement à long
terme et destiné à concevoir une armure plus durable.
Le modèle Mk5 ne fut jamais qu'une solution de remplacement,
c'est pourquoi les centres de recherche de Mars commencèrent
à expérimenter un mélange entre anciennes et
nouvelles technologies, cherchant à fabriquer de nouveaux
matériaux toujours plus résistants.
Une des innovations majeures présente sur
les modèles qui suivirent (Mk6 et Mk7) fut la dotation de
circuits à double technologie, permettant d'avoir accès
à des fonctions rares ou sophistiquées tout en pouvant
être provisoirement réparés ou remplacés
à l'aide de moyens très simples. Bien que son développement
ne fût pas encore terminé, cette nouvelle armure commença
à être produite tandis que les forces d'Horus progressaient
vers le système solaire de Terra. Équipés à
la hâte, de nombreux Space Marines partirent au combat avec
l'armure Mk6 alors que les laboratoires de conception étaient
démontés afin d'être transférés
sur Terra. Au cours de sa campagne sur Mars, Horus parvint à
s'emparer des usines de production des armures Space Marines et
ordonna la fabrication de pièces pour équiper ses
forces. Des cargaisons furent envoyées à ses sbires
aux quatre coins de la galaxie, de sorte que bientôt, ce nouveau
type d'armure fut largement employé.
Un des signes distinctifs de l'armure Mk6, également
appelée Armure Corvus, est son aspect relativement lisse,
puisque la plupart des câbles d'alimentation furent relogés
à l'intérieur. Ceux qui restaient apparents présentaient
la spécificité d'être dupliqués à
l'intérieur de la plaque pectorale et étaient court-circuités
s'ils viennent à être endommagés, ce qui accrut
la fiabilité et l'invulnérabilité de l'armure.
Le casque était une version améliorée de celui
du modèle Mk4 plutôt qu'un nouveau type à part entière.
L'épaulière blindée gauche utilise les mêmes
techniques de construction que celles employées sur les Mk5.
En effet, étant donné qu'à l'époque
les approvisionnements en matériaux étaient limités,
l'accent fut mis sur la partie la plus exposée du guerrier,
soit son flanc droit, c'est pourquoi les épaulières
gauches étaient souvent de moindre qualité : en ces
temps difficiles, il était absolument indispensable d'économiser
le moindre matériau. Les plaques cloutées furent ultérieurement
associées à la campagne de Terra et à l'héroïsme
des Space Marines pour devenir finalement l'emblème traditionnel
de ces jours anciens. |
Mark VII
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Quand la bataille pour Mars toucha à sa
fin, les forces loyalistes réalisèrent que la planète
risquait de tomber aux mains de l'ennemi et commencèrent
à installer des usines de production de munitions sur Terra.
Les équipes de développement des armures furent également
transférées afin de poursuivre leurs recherches et
d'incorporer leurs travaux récents dans un tout nouveau modèle.
Lorsque les forces d'Horus finirent par submerger les défenseurs
de Mars, la nouvelle armure Mk7 était distribuée aux
Space Marines présents sur Mars et sur Terra. Ce modèle
représentait l'aboutissement du nouveau programme de développement
qui n'avait qu'en partie était appliqué à la
production des Mk6. En réalité, ces dernières
s'étaient avérées si efficaces que les deux
variantes cohabitèrent, et de nombreux chapitres choisirent
de conserver leurs Mk6 plutôt que d'adopter les Mk7.
La modification principale fut l'ajout d'une plaque
pectorale de conception différente recouvrant les câbles
alimentant la poitrine et les bras et recouverte du symbole de l'aigle
impérial, qui a donné son nom au modèle : l'Armorum
Impetor ou Armure de l'Aigle. D'autres améliorations importantes
furent l'abandon de l'épaulière cloutée et
le remplacement du casque par un modèle dérivé
des Mk4. Les articulations des genoux furent également améliorées,
bien que cette modification avait déjà été
apportée aux dernières séries de Mk6. Finalement,
on peut considérer que la Mk7 représente l'aboutissement
des travaux engagés avec le modèle précédent
et que ces deux types d'armures avaient de nombreux points communs.
Leurs éléments étaient aisément interchangeables,
de sorte que le casque d'une Mk7 pouvait sans problème être
adapté à une Mk6, et vice versa. |
Variantes au sein des chapitres
Les sept modèles d'armures Space Marines
ont été développés avant ou pendant
la période de l'Hérésie d'Horus. A la lumière
de l'expérience accumulée, de nombreuses améliorations
ont été apportées à chaque nouveau modèle,
qui présentait néanmoins un certain nombre de variantes
internes, le plus souvent liées à l'emploi d'un nouveau
matériau.
Après l'Hérésie d'Horus, l'Imperium
connut d'importants changements, y compris dans le nombre et l'organisation
des contingents Space Marines. Bien qu'il n'y avait jusqu'alors
jamais eu plus de vingt légions, celles-ci furent scindées
en de nombreuses sous-sections appelées chapitres, qui furent
équipés avec les armes et l'équipement disponibles.
La plupart reçurent des armures Mk6 ou Mk7, bien qu'ils héritèrent
également d'un certain nombre de modèles plus anciens.
Depuis, chaque chapitre a pris en charge l'essentiel
de la production de son équipement. Cela ne signifie pas
qu'ils fabriquent chacune des pièces dont ils ont besoin,
car ils ont l'habitude d'échanger entre eux certains produits
ou de faire sous-traiter la production de certaines pièces
par des fabricants locaux. Cette dernière option est particulièrement
courante lorsque le chapitre en question dispose de son propre monde
et en organise l'exploitation des ressources. D'autres chapitres
se contentent de pourvoir à leurs besoins directement auprès
de l'Adeptus Mechanicus.
Artificiers Space Marines
Chaque chapitre possède ses propres artificiers
dont la tâche est d'entretenir les armures. Ce ne sont pas
des Space Marines mais une catégorie de serviteurs particulièrement
compétents et dévoués qui passent leur vie
entière au service du chapitre. Au sein de certains chapitres,
les artificiers travaillent tous ensemble dans une seule grande
usine et leurs produits sont ensuite distribués en fonction
des besoins. Dans d'autres chapitres, les artificiers travaillent
individuellement au service d'une escouade de dix Space Marines
ou même d'un officier. Ils sont particulièrement fiers
de leurs maîtres et de leur réputation, et considèrent
le prestige de l'unité qu'ils équipent comme étant
de la plus haute importance. En retour, les Space Marines tirent
une grande fierté de leurs artificiers qui font de leur équipement
le meilleur qui soit. Chaque chapitre a retenu dans son histoire
les noms de ses artificiers les plus talentueux et les plus célèbres,
et leurs travaux sont souvent très recherchés.
Il n'est pas rare que les artificiers soient issus
de familles particulières où les savoirs sont transmis
de père en fils, bien qu'il est des cas où ce poste
soit ouvert à tous, à condition d'avoir passé
une longue période d'apprentissage auprès d'un artificier
expérimenté.
Le travail des artificiers est de décorer
et de maintenir en état les armes et les armures de leur
chapitre. Mais comme ce dernier possède également
des ingénieurs et des techmarines dont le rôle est s'occuper
de la plupart des équipements, les artificiers se spécialisent
généralement dans la décoration, la gravure
et la modification des armures et des armes. Par exemple, lorsqu'un
Space Marine obtient un honneur de bataille, il revient à
son artificier de fabriquer le médaillon approprié
et de l'apposer sur son armure. De même, ce sont les artificiers
qui réalisent les marquages du chapitre, qui différencient
chaque unité et chaque grade.
Les plus vieilles armures sont associées
au passé et bien souvent à des faits héroïques.
Les artificiers recherchent souvent ces exemplaires pour les restaurer
avec le plus grand soin. Il s'agit alors de les recouvrir de plaques
d'argent ou d'or qui sont ensuite gravées de scènes
naturalistes, de dessins abstraits ou tout simplement du symbole
du chapitre. Une pièce d'armure ayant appartenu à
un héros des temps anciens est de la plus grande valeur aux
yeux des Space Marines. Comme ces objets sont généralement
attribués aux officiers les plus méritants, la même
plaque pectorale ou le même casque peut posséder une
histoire longue et glorieuse en ayant appartenu à de nombreux
héros et en ayant été retravaillé par
plusieurs artificiers de renom.
Armures Individualisées
En plus de réhabiliter d'antiques pièces
d'armure, les artificiers passent beaucoup de temps à décorer
des armures plus récentes ou à en modifier d'autres
destinées à des individus particuliers. Les chapitres
existant depuis des millénaires, ils possèdent des
armures combinant des éléments de plusieurs types
ainsi que des modèles absolument uniques dont la plaque pectorale
ou le casque ont été modifiés.
Ces pièces d'équipement sont généralement
réservées aux individus s'étant distingués
ou aux officiers de haut rang. Il n'y a pas de règle en la
matière, et leur attribution dépend des traditions
du chapitre et des préférences personnelles. Néanmoins,
ce sont la plupart du temps les commandants les plus importants
qui en héritent et sur lesquelles ils font apposer leurs
honneurs de bataille afin de les personnaliser.

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