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Chapitre III

Les Forces de Défense d'Ameton Epsilon IV

Comme la première bataille d'Ameton Epsilon l'a montré, la capacité de résistance de ce monde dépend grandement de sa capacité à dépendre d'un seul et même commandement, une entité capable de coordonner les offensives des diverses composantes des forces disponibles. Devenu gouverneur, Kemps a, malgré l'opposition farouche de ses détracteurs, imposé cette réalité sous la forme d'un Commandement Suprême des Opérations de Défense (CSOD). Ce quartier général, maintenu en activité durant les périodes de paix, ne voit son autorité activée que lorsqu'un conflit menace directement Ameton Epsilon, et sur ordre du Gouverneur uniquement. Une fois actif, il a autorité sur la Garde Impériale, l'Adepta Sororitas et les Milices Territoriales. Il reste soumis à l'autorité des Ordo de l'Inquisition et de l'Adeptus Astartes si ceux-ci venaient à intervenir dans le conflit.

A l'heure actuelle, c'est Wilmer von Epsilon qui est à la tête de cet organisme. Descendant d'une longue lignée aristocratique d'Ameton Epsilon, il est parvenu à ce poste après une carrière exemplaire dans la Garde Impériale, où il a fini comme Maréchal-général, avant d'être choisi par Adrianus Quintex pour assurer cette fonction.

La Garde Impériale

La Garde Impériale fournit l'écrasante majorité du personnel combattant chargé d'assurer la garnison d'Ameton Epsilon IV, comme sur l'ensemble des mondes impériaux. Le haut commandement de ces forces est basé dans le Dôme administratif d'Ameton Epsilon Secundus, dont les ordres sont relayés par des quartiers généraux disséminés autour de toutes les installations importantes, notamment celles d'Ameton Epsilon Prime. L'ensemble de ces forces est réuni en deux armées, elles-mêmes divisées en trois corps d'armée. La première armée réunit toutes les forces statiques de garnison, qui casernent les Marches d'Acier et la Muraille du Dôme. La Seconde Armée, est une force mobile, destinée à assurer la défense en profondeur, capable de mener à bien des opérations offensives et mobiles.

Première Armée

Commandant  : Capitaine Général Otto Kalistan

Effectifs  : 220.000 soldats, 50.000 officiers et membres d'état-major.

Composition :

- Quartier général
- Unité de Contrôle et de Discipline
- 1ère Brigade Blindée, sous le commandement direct du QG
- Trois Corps d'Armée, avec pour chacun : six Divisions, composée chacune de trois Régiments d'Infanterie et d'un Régiment d'Artillerie autopropulsée. Une division par corps est motorisée.

Affectation  : Marches d'Acier (Ier et IIème Corps), Murailles du Dôme (IIIème corps).

Comme indiqué ci-dessus, la Première Armée est une formation statique, vouée à la défense de position préparée. Elle dispose d'une composante motorisée destinée à améliorer sa flexibilité devant une opposition en permettant une défense élastique. Outre ses propres affectations d'armes lourdes et de soutien, elles disposent de l'ensemble des dispositifs d'artillerie fixe qui équipent les forts des Marches d'Acier ainsi que la Muraille du Dôme; mais aussi d'une brigade blindée composée principalement de tanks de modèle Leman Russ, pouvant venir soutenir l'infanterie dans des zones menacées.

Contrairement à ce qui est la norme dans nombre de formations de la Garde Impériale, les blindés ne sont pas destiné à être disséminés dans les unités en support aux formations d'infanterie, mais rassemblés en formations autonomes capables de concentrer une puissance de feu à laquelle peu d'adversaires sauraient résister.

Cette armée est aussi le centre de formation par laquelle passent tous les cadets affectés à Ameton Epsilon. Ses cadres instructeurs sont rôdés et savent maintenir une discipline de fer dans les rangs.

Deuxième Armée

Commandant  : Capitaine Général Luke Hergeï

Effectifs  : 140.000 soldats, 30.000 officiers et membres d'état-major.

Composition :

- Quartier général
- Unité de Contrôle et de Discipline
- Un Corps d'Armée Blindés composé de deux Divisions (avec pour chacune deux Régiments Blindés et un Régiment d'Infanterie Motorisée) ainsi que d'une Division d'Artillerie auto-propulsée (composée de deux Régiments d'Artillerie et d'un Régiment d'Infanterie Motorisée).
- Deux Corps d'Armée Motorisés, avec pour chacun : trois Divisions, composée chacune de deux Régiments d'Infanterie Motorisée et d'un Régiment Blindé.

Affectation  :

Ier Corps Blindé : en casernement dans le Dôme administratif
Ier Corps Motorisé : Cité-Ruche Asgrad Alpha
IIème Corps Motorisé : Cité-Ruche Asgrad Beta

La Deuxième Armée n'est composé que de gardes impériaux ayant à leur actif au minimum 8 ans de service dans une formation statique. Avant leur intégration dans l'armée blindée, ils subissent une batterie de tests et de formations qui assurent la qualité des effectifs en terme d'expérience et d'entraînement. Cette armée est l'outil offensif du haut commandement. C'est aussi elle qui est dépêchée lorsque les instances supérieures réquisitionnent des formations pour des opérations dans d'autres systèmes, comme durant les croisades impériales. Elle fut envoyé sur Armaggeddon à la fin de la Troisième Guerre dans le cadre des opérations de nettoyage des dernières poches de résistance orkoïde.

La puissance de cette armée tient à sa très grande mobilité, car elle est capable de parcourir plus de deux cents kilomètres par jour. Revers de la médaille, cette formation dépend grandement d'un approvisionnement important en carburant et en munitions, et nécessite pour opérer indépendamment d'une grande quantité d'officiers d'encadrement et d'intendance.

Adepta Sororita

Les Sours de Bataille d'Ameton Epsilon appartiennent à l'Ordre Militant de Notre Mère des Souffrances, un ordre mineur fondé il y a 12 siècles par Sour Emaëlle à la suite de son martyre durant la rébellion d'Oliende III. Elle fut canonisée et un Ordre fondé en sa mémoire.

Notre Mère des Souffrances est une émanation de Notre Dame des Martyres, dont elle continue de partager le credo et les préceptes. Cet Ordre ne dispose que de cinq commanderies, dont la plus importante est celle d'Ameton Epsilon.

Reconstruite au sein du Dôme après la première bataille, la commanderie est aujourd'hui dirigée par la Chanoinesse Sour Angelle, vénérable doyenne du couvent. Elle est occupée par neuf cents Sours de Bataille, ainsi qu'environ mille huit cent suivants et personnels d'intendance.

Situé sur la route de pèlerinage qui mène à Macragge, le lieu est souvent une étape pour les Sours d'autres Ordres, qu'ils soient ou non militants. Mis à part ces visites ponctuelles, la commanderie reste recluse sur elle-même et ce n'est qu'une fois dans l'année que sour Angelle vient assister au conseil planétaire aux côtés du gouverneur.

Cette autarcie ne saurait masquer la réalité. Notre Mère des Souffrances n'a pas oublié la destruction de son premier refuge par les tyranides et ses effectifs armés dépassent aujourd'hui ce qu'ils furent jadis. Jamais l'entraînement militaire n'a été aussi dur, l'armement aussi perfectionné et la volonté de se venger aussi forte.

Chaque année, une grande procession conduit les Sours à se recueillir sur l'endroit où fut jadis bâtie leur commanderie et où aujourd'hui se dresse une stèle sanctifiée à la mémoire de leurs paires tombées au combat.

A chaque fois le rituel est le même, chaque sour s'agenouillant devant la stèle et jurant que rien ni personne ne viendra profaner ce lieu devenu sacré pour elles.

Et chaque année, elles ne peuvent s'empêcher de laisser couler des larmes de rage en songeant à l'Horreur qui s'est abattue sur ce lieu.

Comme si elles attendaient le jour où le Grand Dévoreur reviendra.

Les Milices Territoriales

A la suite de la première bataille d'Ameton Epsilon, le Gouverneur Kemps mit en place un programme de conscription perpétuelle qui obligeait chaque famille d'Ameton Epsilon a enrôler à l'âge de 12 ans son aîné(e) dans les Milices Territoriales pour une durée de 10 ans. L'objectif de ces milices est double :

  • Servir à renforcer les effectifs de la Garde Impériale et lui fournir du personnel de support et de la main d'ouvre.
  • Donner une formation militaire avancée à une partie non négligeable de la population, qui pourrait se voir armée en cas de danger.

Cette réforme a rencontré une grande hostilité auprès des instances gravitant autour du gouvernement, et non des moindres dans les rangs de la Garde Impériale, qui voyait d'un mauvais oil autant de civils armés. D'autres y trouvaient un danger à l'ordre public dans le cas où une rébellion venait à éclater. Pour pallier à cela, le Gouverneur Kemps créa la Cellule d'Endoctrinement et de Veille, un organisme fondé avec le soutien de l'Ecclesiarchie, composé de précheurs dépêchés par le Ministorum, et chargé d'encadrer les recrues et de les guider dans les sentiers du dévouement, de l'obéissance et de la résignation. Chaque matin et chaque soir, les sections de recrues sont tenues d'assister à des messes où leur est administré l'Eau de Pureté, un onguent qui sape leur volonté et annihile tout esprit de revendication. De plus, aucun contact n'est autorisé entre les Conscrits et l'extérieur. D'ailleurs, la majorité d'entre eux servent dans les forts des Marches d'Acier, loin de la population civile.

Ces milices territoriales totalisent à l'heure actuelle un peu moins de 80 millions de conscrits, chiffre qui est gardé stable par les effets du contrôle gouvernemental de la natalité et de la propagande impériale. On estime qu'en cas de guerre près de quatre-cent cinquante millions de citoyens pourrait être rappelés dans les milices pour défendre leur planète.

Les Défenses fixes

Dans la période de reconstruction ayant suivi la première bataille d'Ameton Epsilon l'ensemble des fortifications de la planète a été repensé et réaménagé. Les systèmes de défense fixes se concentrent en deux points : d'une part la Muraille du Dôme, qui protège les complexes de la Cité Administrative, d'autre part les Marches d'Acier, ceinture de forts et de casernes ceignant les installations minières essentielles à la planète.

La Muraille du Dôme

Ayant subi d'importants dommages lors des assauts tyranides en 745.M41, une grande partie de cet édifice dut être reconstruit, en l'améliorant. Ayant servi pour la première fois, cette construction révéla nombre de faiblesses qui purent être corrigées. La première modification fut d'augmenter sa hauteur, la faisant passer de huit à quatorze mètres avec toute la partie supérieure proéminente afin de rendre toute tentative d'escalade impossible. L'épaisseur de six mètres a été conservée. La plate-forme supérieure de la muraille, qui assure la jonction avec le dôme de plastacier, est occupée par des canons orbitaux situés tous les cent-vingt mètres. La muraille elle-même est traversée par un ensemble de couloirs et de postes de tirs occupés par diverses pièces d'artillerie, antichars et antipersonnelles, destinées à contrer tout assaillant terrestre.

Enfin, pour compléter ce dispositif, une zone de deux kilomètres autour de la cité a été minée, mines qui ne peuvent être actionnée qu'à distance à partir de la muraille.

Les Marches d'Acier

Les Marches d'Acier est le nom donné à l'important anneau de fortifications ceinturant les installations minières d'Ameton Epsilon Prime. A l'instar de la Muraille du Dôme, ces installations ont été en partie détruites par les tyranides, et les instances gouvernementales ont profité de leur reconstruction pour les améliorer considérablement.

Cette ligne de fortifications est double, avec deux cercles concentriques composés chacun d'une ligne de forts. Chaque fortification est séparée de la suivante par trois mille mètres de mines, barbelés et autres ouvrages défensifs. Seuls des routes balisées relient les différents forts.

Les deux cercles de forts sont séparés de cinq kilomètres, avec des ouvrages en quinconce.

Chaque fort est une entité autonome, occupée par huit cent soldats, parmi lesquels une majorité de conscrits des Milices Territoriales. Il dispose de sa propre armurerie et de réserves permettant de subsister quarante-cinq jours sans approvisionnement. Outre son personnel, chaque fort dispose de pièces d'artillerie pour assurer sa défense ainsi que d'un système d'autodestruction activable par le lieutenant en poste et générant une déflagration de deux kilomètres de diamètre.

La séparation entre les forts permet une défense plus souple et assure une progression plus lente de l'ennemi, qui se voit contraint d'assiéger et de détruire chaque fort, de peur de laisser des ennemis derrière ses lignes. La disposition des forts est en outre conçue pour permettre de prendre les ennemis sous le tir croisé des pièces d'artillerie des différentes positions.