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Warhammer 40,000: Codex: Chasseurs de Sorcières |
Graham McNeill : L’Ordo Hereticus est la branche de l’Inquisition chargée de débusquer les hérétiques, les mutants et, surtout, les sorciers au cœur de l’Imperium. Aidés par leur Chambre Militante, la loyale et impitoyable Adepta Sororitas - les Sœurs de Bataille - ils chassent les impurs et les déviants hors du royaume de l’Empereur, et le Codex Chasseurs de Sorcières vous permet de commander une armée de ces fanatiques. Que demander de plus ?
Cet ouvrage est le deuxième d’une trilogie de livres consacrés à l’Inquisition (qui inclut le Codex Chasseurs de Démons, et plus ou moins prochainement si vous êtes sages, le Codex Chasseurs d’Extraterrestres). Lorsqu’Andy et moi nous sommes vus confier ce projet fin 2002, nous avons sauté sur l’occasion de mener cette œuvre à bien, depuis les premières étapes de sa conception au produit fini. Il s’agissait là d’une tâche passionnante que nous n’allions pas bâcler.
Le Codex Chasseurs de Sorcières est le premier Codex pour Warhammer 40,000 à avoir été fait selon un nouveau processus de création. Les premières étapes ont consisté à réunir un certain nombre de personnes dotées d’une connaissance surprenante de l’univers de Warhammer 40,000 et de rassembler tout ce qu’ils savaient de l’Inquisition, des Chasseurs de Sorcières, des Sœurs de Bataille, de l’Ecclésiarchie et de tous les autres sujets que nous aurions à aborder.
En plus de nous baser sur le matériel déjà publié (qui s’étale sur plus de 15 ans !), nous avons soumis un certain nombre d’idées folles au groupe, pour les tester, les éprouver, les défendre et plus généralement les examiner. Cela a permis à nos artistes d’exécuter plusieurs croquis pour chacun des délires de nos cerveaux malades. Les idées les plus folles donnent parfois naissance à de grandes choses, voyez par exemple le Seigneur Inquisiteur Karamazov et son Trône de Jugement.
En plus de la détermination d’une certaine imagerie, il nous fallait nous poser quelques questions cruciales : qui sont les Chasseurs de Sorcières ? Que font-ils, comment, où et pourquoi ? S’ils échouent, que se passe-t-il ? avant de nous lancer dans la rédaction du livre, il nous fallait obtenir réponse à toutes ces questions, même en sachant que nous ne pourrions les évoquer toutes dans le Codex même.
Au bout du compte, nous nous sommes retrouvés avec des tonnes de croquis et de textes couvrant tous ces sujets, depuis les campagnes militaires des Chasseurs de Sorcières à l’échelle planétaire (avec de monstrueuses cathédrales sur chenilles) jusqu’aux subtiles nuances qui différencient un Radical d’un Puritain. Ces réunions ont été des affaires passionnantes car quoi de mieux que de passer des journées entières à se creuser la cervelle sur des concepts complètement nouveaux ? Une fois cette étape franchie, nous avons pu commencer la rédaction du livre.
Andy : Une fois que l’équipe des concepteurs eut fini de détailler la folie des Chasseurs de Sorcières, nous avons pu nous intéresser à quelques-uns des plus sombres secrets et des plus troubles affaires auxquels ils sont mêlés. Compte tenu de leur nature, il était logique que l’Adepta Sororitas devienne leur Chambre Militante, mais nous avons fait en sorte que l’identité de cette dernière soit bien distincte de celle de l’Inquisition. Elle est toujours contrôlée par l’Ecclésiarchie, mais vu que l’Ordo Hereticus doit également surveiller l’Adeptus Ministorum, nous avons décidé que les deux forces seraient entremêlées.
Ainsi, le fait d’allier les Sœurs de Bataille aux Chasseurs de Sorcières créait un contexte intéressant. Vous aurez remarqué que les membres de l’Ordo Hereticus et leurs sbires sont sinistres et inquiétants, par opposition aux paladins en armure étincelante que sont les Chasseurs de Démons et les Chevaliers Gris. Présenter les Sœurs de bataille sous un jour saint et pur quoique terrible et sans compromis s’accorde merveilleusement aux Chasseurs de Sorcières eux-mêmes. Ce mélange propose d’un côté un idéal que l’Humanité doit tenter d’émuler, de l’autre une illustration des mesures parfois cruelles que ses protecteurs doivent entreprendre pour la défendre. D’après les standards du XXIe siècle, les Sœurs de Bataille sont des hystériques religieuses, mais d’après ceux du 41e millénaire, ce sont des parangons de vertu, dont le moindre geste est un témoignage de la divinité de l’Empereur. Question de point de vue…

AU DÉBUT ÉTAIT ROGUE TRADER
Andy : Les Sœurs de Bataille firent leur première apparition dans les pages de la toute première édition anglaise de Warhammer 40,000 (jamais traduite en français), aussi appelée par les puristes Rogue Trader. A l’époque, elles n’avaient pas de liste d’armée (comme la plupart des races, du reste, les joueurs devaient faire preuve de beaucoup plus d’imagination que vous, bandes de petits veinards…) mais quelques figurines.
Lorsque nous les avons revues pour ce nouveau Codex, nous avons pensé qu’il serait bon de revenir à leurs racines. Leur description dans le livre de règles de Rogue Trader en disait long sur elles, et un passage en particulier m’a marqué :
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“Chaque jour, des escouades de Sœurs de Bataille s’abattent par surprise sur certains départements suspects de l’Adeptus Terra, obligeant leurs membres à passer des tests psychologiques et génétiques à partir desquels elles peuvent expulser les mutants, les fauteurs de troubles et autres dissidents. Des compagnies entières de Sœurs de Bataille visitent les zones de combats, les forteresses-monastères de l’Adeptus Astartes, les flottes spatiales et les divers mondes éparpillés de l’Imperium. Personne n’est à l’abri de leur vigilance.” |
Un peu comme les Chasseurs de Sorcières, non ? Cela nous a fourni la base du caractère de l’armée: des guerrières professionnelles chargées de surveiller la pureté des instances impériales. Une illustration de Rogue Trader montre même l’une de ces Sœurs en train d’abattre un Space Marine (de fait, ce Space Marine est un Rainbow Warrior, et le fait que ce chapitre n’a plus été mentionné depuis longtemps prouve bien l’efficacité des Sœurs de Bataille !)
Après une brève apparition dans le Codex Imperialis de la première édition française et une liste d’armée pour les utiliser comme alliées, les Sœurs ont fait leur grand retour en 1997 dans l’ouvrage justement nommé Codex Sœurs de Bataille. Ce bel ouvrage, écrit par nul autre que le Maître du Savoir de Warhammer, Gavin Thorpe, visait à faire de l’historique sommaire de l’Ecclésiarchie et des Sœurs une trame détaillée qui faisait remonter leurs origines aux jours sombres de l’Âge de l’Apostasie. L’Adepta Sororitas devint ainsi une organisation de guerrières, les troupes de choc de l’Ecclésiarchie, prêtes à sacrifier leur vie pour le Dieu-Empereur. Le livre de règle de la deuxième édition française contenait une liste provisoire, qui fut complétée dans le premier recueil Chapter Approved. Et c’est à partir de là que nous nous sommes à nouveau penchés sur elles.

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Notes des Concepteurs, Partie 2
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